Le visuel triomphe, mais l’écrit n’a pas dit son dernier mot.

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Gaston Bachelard, mort en 1962, écrivait que « Nous sommes dans un siècle de l’image pour le bien comme pour le mal, nous subissons plus que jamais l’action de l’image. » C’est encore plus vrai aujourd’hui à l’heure du multi-écrans et des réseaux sociaux.

Les étudiants, les consommateurs et les citoyens ont sans doute toujours moins de temps de cerveau disponible, mais ils raffolent des images, qui demandent moins d’effort.

En voici quelques démonstrations :

  • Le succès récent d’Instagram et de Pinterest en témoigne.
  • Facebook affiche plus d’un milliard de visages.
  • De leur côté, National Geographic et Ted Talks figurent en haut du podium des organisations non lucratives les plus populaires sur Facebook et Twitter.

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Les raisons en sont simples :

Notre hémisphère droit est dédié au traitement des images. Il serait donc dommage de se priver de la moitié du cerveau pour capter l’attention d’un lecteur ou d’un prospect.

  • Notre cerveau traite les signaux visuels jusqu’à 60.000 fois plus vite que les signaux textuels, qui sont décodés en mode linéaire.
  • Un utilisateur moyen décide en 3 secondes, s’il va continuer à naviguer sur un site Internet ou suivre un compte sur un réseau social. C’est pourquoi, il faut soigner ce qu’il voit en premier, c’est-à-dire les images, pour ne pas le dérouter d’emblée.
  • 90% des informations transmises au cerveau sont visuelles. Des images colorées ou des personnages augmentent même de 80% l’envie d’en savoir plus.

Pour capitaliser sur cette poignée de secondes, les images et vidéos sont des alliées incontournables. Capter ainsi l’attention pour inciter le consommateur à adhérer à votre histoire et de mieux comprendre votre message, notamment lorsque de bonnes légendes en renforcent le sens.

Dans le domaine professionnel :

De la même manière, un recruteur prend moins de 10 secondes par CV pour les trier.

La première impression prime. D’après LinkedIn, un profil sera 7 fois plus visité s’il y a une photo.

L’émission de télé-achat américaine HSN Beauty a d’ailleurs trouvé que 19% des recruteurs se contentaient de regarder la photo des profils LinkedIn.

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Le bon mix

D’un point de vue purement neurologique, la devise « Une image vaut mille mots » est donc parfaitement justifiée. Néanmoins, le texte conserve tout son charme :

  • Une image peut être caricaturale, simpliste ou rechercher le buzz.
  • Une photo peut être truquée ou prêter aux interprétations. On l’a déjà vu pour certaines photos de guerre.
  • L’image ne doit pas phagocyter le texte.

Le choix des mots

Le texte reste incontournable pour attirer toutes les générations ou ceux qui sont réticents aux réseaux sociaux.

De plus, le mode de requête sur les moteurs de recherche passe aussi par les mots, d’où le travail des community manager pour sélectionner les bons termes.

En réalité, de nombreux messages visuels sont des textes « mixtes » : cinéma parlant, vidéos YouTube, images légendées (totems), animations en motion design.Article1